Actuel

soutien oeuvre d'art

Certification SQS

info.delemont@trans-at.ch
032 421 80 80

info.porrentruy@trans-at.ch
032 465 84 40

Littérature

Histoire
Tableau Historique
2006, Les 20 ans
2005, Camp modulaire
2004, Site internet
2002, A Porrentruy
2001, Structure commune
2001, RdR

2000, Soirées Techno
1999, Secteur Soins
1999, Groupe Parents
1998, "Aller-Retour"
1996, Logo & Tox 2014
1995, La prévention
1995, Espace Bleu

1994, Sevrage
1994, Camp de ski
1993-95, Publications
1993, Scène ouverte
du Letten, Zürich

1990, La LJT participe à la création de l'Opération Nez Rouge en Suisse.
1988, Jeu ToxiK.O.

Liens

Plan du site

Citation du moment

"J'ai choisi d'être heureux car c'est bon pour la santé"
Voltaire

Menu lateral droit TA Fondation dépendances Résidentiel Clos-Henri Ambulatoire trans-AT

Dernière mise à jour,
le Mercredi, 2 Janvier, 2013 5:28

© 2012 by trans-at.ch

ecrire au webmaster

Infoset Direct

 

 

 

 

 

 

 

 

haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

haut de page

trans-AT - Histoire Tableau historique - 1995, Espace Bleu une structure orientée SIDA et Drogues

Histoire - 1995

La LJT et Espace Bleu en 1995

La LJT est une association créée en 1986. Une convention signée avec la RCJU définit les tâches de l’association ainsi que que le mode de financement. Le département de la santé désigne un représentant de l’Etat au comité de l’association.

La LJT a développé son activité auprès des personnes toxicomanes ainsi que dans le domaine de la prévention primaire; depuis 1992, la ligue a mis en place un nouveau service pour prendre en charge les personnes séropositives ou sidéennes.

Le secteur toxicomanie voit la population qui se présente au centre augmenter d’années en années.Il s’agit de personnes dépendantes de drogues dures, principalement héroïne, qui viennent avec des demandes diverses. Certaines personnes toxicomanes demandent un sevrage, d’autres cherchent un lieu où elles puissent s’exprimer, la plupart cependant cherchent à quitter la marge, demandent à pouvoir reprendre contact avec le tissu social.

Affiches Campagne Stop Sida

Campagne Stop Sida en 1988 (source 20 ans de campagne aids.ch)

Objectif de la LJT

L’objectif principal de la LJT est de permettre aux toxicomanes de quitter la drogue. Comme chacun le sait il s’agit d’une démarche complexe qui nécessite un accompagnement quasi quotidien avec la personne toxicomane, une bonne collaboration avec les services de soins (médecins privés, hôpitaux), mais aussi avec l’environnement social du toxicomane (famille, patron, services sociaux régionaux etc.).

La prévention primaire

La prévention primaire, chacun s’accorde à y consacrer un maximum d’énergie. Notre institution a, dès sa création, défendu l’idée que ce n’était pas uniquement aux institutions spécialisées de développer des projets, mais que ce thème était l’affaire de tous, soit médecins, parents, enseignants... Plutôt que de développer de manière marginale des projets, nous avons tenté de définir la prévention de manière pluridisciplinaire, voulant additionner les compétences. C’est ainsi que plusieurs campagnes ont été développées.

Le programme EGS

Nous avons salué avec plaisir la création de relais de prévention dans les écoles supérieures mais surtout ce concept d’éducation à la santé au travers du programme EGS (éducation générale et sociale) mis en place par le service cantonal de l’enseignement. Sans forfanterie on peut dire que notre canton est un des plus performants dans ce domaine. Ajoutons immédiatement qu’on ne fera jamais assez dans le domaine de la prévention. La LJT a pour sa part répondu à des demandes individuellesou de groupes.

 

Affiches Campagne Stop Sida

Campagne Stop Sida en 1993 et en 1988 (source 20 ans de campagne aids.ch)

Espace Bleu

Nous l’avons déjà dit Espace bleu (EB) prend en charge des personnes séropositives ou malades du sida.Il s’agit d’un travail auquel les travailleurs sociaux étaient mal préparés et qui a nécessité un effort important de formation pour les personnes travaillant dans ce secteur. Le travail est complexe puisqu’il s’agit d’élaborer des projets de vie pour des personnes dont le destin est tragique.
Pour les personnes atteintes par le sida il n’est pas simple de demander de l’aide, de s’adresser à une institution. On remarquera cependant que le nombre de demandes augmente régulièrement depuis la création d’EB.

Affiches Campagne Stop Sida

Campagne Stop Sida en 1992 et en 1991 (source 20 ans de campagne aids.ch)

ESPACE BLEU, c’est aussi :

TOXICOMANIE ET SOCIETE.

  1. La toxicomanie est un symptôme, c’est aussi une manière de couper les ponts, de marquer une rupture. Derrière la toxicomanie il y a souvent des angoisses, des peurs, du désespoir, peu d’envie de vivre, peu de projets. La personne toxicomane coupera donc souvent les relations, évitera les confrontations, abandonnera ses projets, inversera le jour et la nuit, bref le toxicomane se replie sur lui-même, communique un minimum. Vu sous l’angle individuel, le toxicomane a tendance à s’isoler, à fuir le contact.

  2. La loi est ainsi faite que le toxicomane reste un délinquant; bien que des soins lui soient proposés, il est encore souvent marginalisé, repoussé, exclu, culpabilisé, condamné. Le phénomène de la toxicomanie est dramatisé à l’excès. Dans l’image que donne la société du toxicomane, rien de très positif pour tisser des liens.

  3. Il faut enfin dire quelques mots du produit qu’utilise le toxicomane, l’héroïne...Cette substance devient son partenaire principal. L’héroïnomane vit en circuit fermé avec son produit. L’héroïne l’isole encore un peu plus du monde.

Ces trois observations nous montrent bien qu’une difficulté majeure dans la prise en charge du toxicomane, c’est de prendre contact, d’entrer en relation avec lui.

On peut mettre tous les lits d’hôpitaux à leur disposition pour des sevrages; tous les lieux de post-cure en place; tous les cabinets de psychologues peuvent leur ouvrir les portes; tout cela ne servira à rien si la personne toxicomane n’entre pas en relation, si nous ne créons pas le contact.

C’est je crois la tâche principale et préalable des services sociaux spécialisés: tisser et leur permettre de tisser des liens. Fernand Poupon

TRAVAIL AU CENTRE ET METHODE.
ENTRER EN CONTACT.  
ETABLIR UNE  RELATION. 
ETABLIR UNE RELATION DE CONFIANCE.  
ou

APPRENDRE A VIVRE AVEC....                                  

  1. Comme nous l’avons déjà dit, il n’est pas facile d’entrer en contact avec des personnes toxicomanes. C’est pourquoi les assistants sociaux du centre sont constamment encouragés à quitter leurs bureaux pour se rendre sur le terrain, qu’il s’agisse des appartements des usagers du centre, des bistrots qu’ils fréquentent ou sur les scènes ouvertes, particulièrement au Letten où deux collaborateurs du centre se sont rendus un jour par semaine durant presque deux ans. (Voir le bulletin d’information de la LJT, Bilan du Letten 1)
    Dans notre jargon nous nommons ces tâches travail de rue.

  2. Nous nommons accueil le rez de chaussée de d’institution, il s’agit en réalité d’un centre de jour dans lequel nous trouvons une cuisine ouverte sur une grande table autour de laquelle peuvent s’asseoir une vingtaine de personnes. Dans le prolongement on trouve un salon avec un poste TV. Un wc, une douche et une machine à laver le linge complètent le dispositif. Des seringues, des aiguilles et une boite pour les seringues usagées son à disposition ainsi que des préservatifs.
    Ce rez se veut accueillant pour tous ceux qui acceptent quelques règles, pas de violence, pas de trafic, pas de prise de drogue sur place.
    Des repas y sont servis à midi pour une somme de fr.7.50.-.Nous y avons servi plus de 3 500 repas depuis deux années. Ce thème de l’accueil a été développé dans deux No du bull. d’info de la LJT 2).

  3. En parlant de toxicomanie, on a beaucoup entendu dire qu’il ne fallait pas faire confiance à un toxicomane, c’est pourquoi il s’agit d’expliquer ce vient faire le terme de relation de confiance dans le travail que nous faisons. Je pense et j’observe que dans une première phase, le toxicomane raconte une histoire différente à chaque institution ou personne qu’il rencontre; il s’agit de l’histoire que la personne rencontrée “aimerait” entendre. Il y a donc un discours pour les parents, un autre pour le médecin, un troisième pour les travailleurs sociaux etc.. Le toxicomane pense ainsi que ses partenaires vont lui foutre la paix, ce qui arrive dans la plupart des cas. Cependant lorsqu’il désire changer quelque chose à sa vie, quitter la drogue par exemple, et que ce désir est réel, nous savons qu’un bon moyen de vérifier est de réunir l’ensemble des partenaires du toxicomanes, ce que nous appelons son environnement social pour créer un réseau. A l’intérieur de ce réseau il n’y aura plus qu’un seul discours et le toxicomane autorisera les partenaires à échanger des informations le concernant. C’est toujours à l’intérieur de ce réseau que nous définirons les compétences et quel sera le rôle de chacun afin d’apporter une aide cohérente et adaptée à la demande du toxicomane. C’est  seulement à ce moment là, donc après un long travail d’approche et de relation que des évolutions significatives sont habituellement envisagées. dans la plupart des cas c’est le choix d’un sevrage et d’une prise en charge thérapeutique.

  4. Si un maximum d’effort doivent être faits pour permettre aux toxicomanes de quitter la drogue et de s’approcher des services de soins, il faut bien admettre aujourd’hui qu’on ne peut pas éradiquer les drogues, qu’on ne peut pas enfermer ou soigner le 30 à 40 000 toxicomanes qui vivent en Suisse. Si on ne peut donc pas faire disparaître ce phénomène, force est d’admettre qu’il faudra bien apprendre à vivre avec...

La LJT ne rejette pas les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas, ou plutôt pas encore quitter la drogue. Notre travail ici consiste à favoriser le passage à une drogue de substitution (méthadone), ou à les faire réfléchir sur une gestion des drogues mieux adaptée à un mode de vie satisfaisant. Nous considérons que l’idée d’une toxicomanie, d’une dépendance, d’une addiction, même prolongée, doit être considérée comme une situation réversible. C’est pourquoi notre travail doit permettre au toxicomane de garder ou de renouer des liens avec la société, c’est à dire la famille, les médecins, les thérapeutes, les services sociaux, le monde du travail, les loisirs, le sport, la culture.

Fernand Poupon. le 4 mai 95.

1) Le bulletin d'info de la LJT est consultable au Centre de documentation de trans-AT Delémont & Porrentruy


Texte du Bulletin d'info de la LJT - Espace Bleu + Journée Dépendances - Mai 1995 - Publication René Zaslawsky - Editeur responsable Fernand Poupon, LJT.

En savoir plus sur le Tableau Historique

haut de page
Pour en savoir plus cliquez ici

Histoire en quelques dates…

1986 - Création de la LJT (Ligue jurassienne contre les Toxicomanies

1994 - Création du Bulletin d'infos de la LJT

2004 - Création du premier site internet de trans-AT, service ambulatoire de la LJT

2012 - Création du nouveau site internet de trans-AT, ambulatoire de la fondation-dépendances