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2006, Les 20 ans
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2001, Structure commune
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1999, Secteur Soins
1999, Groupe Parents
1998, "Aller-Retour"
1996, Logo & Tox 2014
1995, La prévention
1995, Espace Bleu
1994, Sevrage

1994, Camp de ski
1993-95, Publications
1993, Scène ouverte
du Letten, Zürich

1990, La LJT participe à la création de l'Opération Nez Rouge en Suisse.
1988, Jeu ToxiK.O.

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trans-AT - Histoire Tableau historique - 1994, Le Sevrage

Histoire - 1994

Le Sevrage

Pour un consommateur d’opiacés, le sevrage physique représente une étape très importante. Il y a autant d’idées que de candidats associés à cet acte médical.
La représentation que chacun a du sevrage est bien plus complexe que le sevrage lui-même.
Pourtant, si le sevrage physique est une étape importante pour la suite d’un projet, il ne représente dans le temps (12 jours au minimum) qu’une petite marche d’un grand escalier que la personne devra pourtant franchir pour arriver à quitter la drogue.

LE SEVRAGE

Il peut représenter la fin d’un cauchemar pour les parents, le début d’une longue histoire pour la personne dépendante. Médicalisé et réalisé dans un hôpital, il perdra son air héroïque mais gagnera en humanité. Sauvage et réalisé avec l’aide de quelques médicaments ou à sec, enfermé dans un appartement, il gagnera en volonté personnelle et perdra en sérénité et cohérence.

Pour nous, un sevrage physique ne doit pas être un chemin de croix ponctué de souffrances physiques dont le seul souvenir fera frémir, mais plutôt le début d’un projet qui, bien vécu, favorisera sa réalisation complète.

Un sevrage bien préparé est un sevrage réussi. Partant de là, nous donnons au sevrage physique sa fonction symbolique “du premier pas” et sa fonction réelle “de soins au corps”. La personne qui envisage un sevrage doit donc affronter des paradoxes. La formulation de ceux-ci permettra de les intégrer plus facilement dans la démarche lorsque les questions surgiront.

Depuis huit ans, nous proposons aux personnes toxico-dépendantes un contrat “tripartites” (le toxico-dépendant, le personnel médical de l’hôpital et l’intervenant LJT). Ce dernier clarifie le rôle de chacun des partenaires.

Pour le toxicomane
Il confirme sa motivation sur la base d’un projet dont le sevrage est un élément important, mais pas unique. Il entre dans un long processus dans lequel il connaît ses atouts mais aussi ses faiblesses. La maîtrise du projet lui appartient et celui-ci a un sens dans sa vie future.

Le médecin et le personnel médical
L’hôpital donne un cadre compétent et rassurant. Le concept de maladie appliqué au toxicomane prend ici sa vraie valeur.
Un entourage médical accueillant et compréhensif permet d’ôter les images négatives collées au toxicomane et d’envisager une relation thérapeutique. Un entretien préalable avec le médecin permet de transmettre les informations utiles pour l’équipe médicale et préciser les exigences de l’hôpital.

L’intervenant LJT
Il est le révélateur et le soutien du projet. Il est à l’écoute des changements et des questions qui surgissent et des émotions à vivre et à mettre en mots.
Durant les 12 jours de sevrage, le patient ne sera pas autorisé à sortir de l’étage de médecine dans lequel il est installé (hospitalisé). Il ne disposera pas du téléphone et ne recevra aucune visite extérieure, sauf celle d’une personne de la LJT. Il recevra des soins appropriés et bénéficiera d’une disponibilité maximale de la part de l’équipe médicale. Le cadre offert par l’hôpital représente une “protection symbolique” que le patient, la LJT ou l’équipe médicale peuvent en tout temps interrompre si les événements l’exigent (consommation de produits, sorties, visites non-autorisées, ou choix du patient). Il est possible de négocier à nouveau un sevrage qui aurait été interrompu avant la fin.

Entrer en sevrage à l’hôpital, c’est entrer de plein pied dans la concrétisation du projet préparé durant plusieurs semaines. Il est donc souhaitable que la personne toxicomane puisse trouver l’isolement propre à la réflexion et à la perception de certaines émotions ou événements auxquels seront sensibles le personnel de l’hôpital et les personnes de la LJT.

Les contacts extérieurs, même de personnes bien intentionnées telles que les proches peuvent parfois ébranler le toxicomane dans ses propres découvertes.
Les nuits sont des moments difficiles à passer pour le toxicomane en sevrage. Le (la) veilleur(euse) devient alors la personne ressource capable d’écouter et de remplir cet espace temps souvent empli d’angoisses.

Dire non à la drogue, c’est dire oui à beaucoup d’autres choses.

Quand une personne demande un sevrage chez nous, il a lieu, en moyenne, deux à quatre  mois plus tard.

En effet, si un sevrage, sur le plan de l’organisation peut se mettre en place dans l’immédiat, il faut du temps pour construire un projet de vie concret qui suivra ce sevrage, et qui sans cela ne peut être efficace. Personne ne rencontre la drogue jusqu’à en dépendre par hasard, et si une personne veut quitter la dépendance à une drogue dure, il faut d’une manière ou d’une autre, permettre une évolution et des transformations  dans  sa vie, dans la vie qui l’a conduit à consommer ces produits.

La difficulté qui apparaît donc souvent, quand une demande de sevrage nous est faite, c’est la pression exercée pour un sevrage immédiat, voire d’urgence, qui croit-on résoudra tout. En effet, une personne toxicomane explique souvent sa dépendance par le fait qu’il lui faut du produit quotidiennement, après un certain temps de consommation, pour ne pas souffrir physiquement, pour supprimer donc les symptômes de manque. De cette idée vraie, mais pas suffisante, la personne elle-même, et très souvent son entourage vivant en plus  une situation de souffrance, qui augmente le désir d’une intervention rapide, débouche l’idée qu’un sevrage physique immédiat suffira, ceci d’autant plus que croit-on, la souffrance et les ennuis vécus par le consommateur serviront de leçon, voire de motivation, pour ensuite «tenir» sans drogue.

En fait ,on ne peut pas tenir en passant son temps à «résister» à un produit, d’autant plus qu’à un moment donné, ce produit nous a apporté quelque chose. Dire non à la drogue, c’est au prix de dire oui à beaucoup d’autres choses, et cela il faut accepter que ça prend du temps.

Ce travail  de préparation au sevrage est donc important et primordial pour la réussite d’un projet. Les sevrages de force ne respectent donc pas ce cheminement nécessaire, qui ne peut être fait qu’au rythme de la personne toxicomane. Pendant  cette période, une substitution à l’héroïne comme la méthadone, est souvent un excellent outil. En effet, si ce produit de remplacement ne résout pas en soi la toxico-dépendance, il permet à la personne toxicomane de trouver une certaine stabilité nécessaire au cheminement qui est exposé dans le précédent paragraphe. Dans le réseau autour de la personne toxicomane, apparaît donc souvent un médecin qui prend en charge ce traitement de substitution, et qui fait alors l’objet d’un contrat qui lie la prise de méthadone au projet de la personne. Le sevrage est donc bien le début de quelque chose qui peut conduire à une vie sans drogues mais n’est pas en lui-même la fin de la toxicomanie.

Cette explication me donne l’occasion de démentir un constat souvent entendu qui dit qu’un sevrage de méthadone est beaucoup plus difficile et plus long qu’un sevrage d’héroïne.

Il faut nuancer cette affirmation.
Simplement si la quantité de méthadone est élevée au début du sevrage, c’est de quelques jours ( deux ou trois) que celui-ci sera prolongé. En plus, si la personne diminue quelque peu son dosage quotidien avant d’entrer en sevrage, la durée de celui-ci pourra finir par être identique à celle d’un sevrage d’héroïne.

Comment sont vécus les sevrages en médecine

Les avis sont assez unanimes pour affirmer que le contact avec le toxicomane implique le respect du patient en tant que tel, de l’accepter tel qu’il est, sans jugement préalable.

Il faut une grande disponibilité d’écoute, pas facile à gérer surtout la nuit, mais importante pour le toxicomane pour qui le contact, l’approche psychologique sont plus ou moins aisés.

Le fait de côtoyer cette population de plus près nous apporte une ouverture d’esprit sur le monde tel qu’il est, sans masque. Cela nous aide à être plus tolérants, compréhensifs, à mûrir dans notre façon de penser et à évoluer dans la façon de “voir” l’autre.

Les facilités d’acquisition du produit et les conséquences qui en découlent (hépatite, sida, avenir...) provoquent parfois de la révolte.
Bien sûr, il reste essentiel de bien gérer notre approche professionnelle pour entrer en contact avec ces personnes sans se laisser envahir par un élan naturel.
Nous aimerions par ailleurs avoir une feuille de transmission de la part de la LJT, qui nous présenterait le patient car nous ne savons rien de lui, nous n’avons aucune information d’anamnèse, et peu de feed-back en cours de sevrage.
Dans un but constructif commun et pour une prise en charge globale et personnalisée du patient, il serait utile et souhaitable d’échanger plus souvent avec les personnes qui encadrent le patient, afin de ne pas être de simples distributeurs de médicaments.

L’équipe de Médecine II - Hôpital de Porrentruy

Evaluation des sevrages

Après quelques années de fonctionnement sur la base du contrat tripartite, s’est imposée la nécessité d’évaluer les sevrages tels qu’ils sont proposés. Le centre d’accueil a établi un questionnaire adressé aux personnes ayant effectué leur sevrage en 1993. Les questions se rapportent aux trois périodes englobant le sevrage, soit : la préparation, l’hospitalisation et le projet de postcure. 13 questionnaires nous sont parvenus sur 17  personnes contactées (3 personnes n’ayant pu être atteintes ou ayant refusé de répondre). En voici la synthèse.

La préparation a été suffisante et bien acceptée par le plus grand nombre. Se sachant bien entourés par le centre d’accueil et le personnel de l’hôpital, certains ont perdu leurs craintes. L’hospitalisation se passe en général mieux que ce qu’ils avaient imaginé. La postcure est un élément important qui démontre que les projets envisagés sans trop de changements (reprise du travail, pas de changement géographique) sont plus fragiles et exigent de la rigueur au quotidien, difficile à assumer. Les projets de postcure se sont presque tous réalisés comme prévu (sauf 2) avec des rebondissements importants pour certains (rupture). Les projets avec changement géographique et séjours résidentiels sont ceux qui ont subi le moins de changements. Il semble que lorsque la décision de provoquer un changement important a été prise, on est moins enclin à la rupture.

La rechute pour certains a été mieux vécue car elle les a amenés très vite à une nouvelle demande d’aide. Pour tous, indépendamment des trajectoires qu’ils ont suivi, la vie après le sevrage ne s’est plus déroulée de la même manière, chacun ayant retiré quelque chose de cette étape, une certaine force et même une conviction qu’il leur étai possible de réaliser un projet, même s’il se présente sous plusieurs formes.

Texte du Bulletin d'info No 8 de la LJT - Sevrage - Décembre 1994 - Publication René Zaslawsky - Editeur responsable Fernand Poupon, LJT.

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Histoire en quelques dates…

1986 - Création de la LJT (Ligue jurassienne contre les Toxicomanies

1994 - Création du Bulletin d'infos de la LJT

2004 - Création du premier site internet de trans-AT, service ambulatoire de la LJT

2012 - Création du nouveau site internet de trans-AT, ambulatoire de la fondation-dépendances