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1995, La prévention
1995, Espace Bleu
1994, Sevrage
1994, Camp de ski
1993-95, Publications

1993, Scène ouverte
du Letten, Zürich

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trans-AT - Histoire Tableau historique - 1993, Une antenne romande au Letten, Zürich

Histoire - 1993 à 1995

Une antenne romande au Letten, Zürich

Notre projet de base consiste (.) à permettre de passer d’une simple relation à une relation dite de confiance entre chaque partenaire. C’est un projet important et même si la notion de relation de confiance paraît banale dans la vie de tous les jours, dans le cadre de l’accompagnement de personnes toxicomanes entre autres, nous considérons que c’est un projet professionnel important, parfois délicat à construire, mais surtout fondamental pour la réussite d’un parcours.

C’est dans cet esprit que nous sommes également partis il y a un an et demi au Letten, c’est dans ce sens que nous continuons d’envisager “la rencontre et la relation”. La quête de confiance est exigeante pour tout le monde. Pour eux, pour nous, et certainement pour vous et c’est franchement bien ainsi. Rechercher la confiance, c’est prendre un risque; celui d’être trahi, celui de se trahir et c’est cette prise de risque qui souvent peut faire avancer chacun. En plus, risquer la confiance, et c’est ce qui apparaît dans ce bulletin, ne peut pas se faire en parallèle avec une approche empreinte de méfiance, de peur, basée sur la pression et le chantage. Cela aussi c’est difficile pour chacun.

F. Charmillot, intervenant à la LJT (texte du Bulletin d'infos Letten - 1995)

Collaboration entre le centre Kontakt & Anlaufstelle et (la) LJT à Zürich.

C'est avec des sentiments mitigés que je prenais part à une première discussion avec les représentants de la LJT. Je connaissais cette institution uniquement par son nom, par contre je connaissais bien les prises de position des institutions travaillant dans le domaine de la toxicomanie en suisse romande.
J'étais au courant des controverses qui existent entre mode de prise en charge en suisse romande et en suisse alémanique. J'ai été très surpris de voir que cette rencontre se passait à la satisfaction générale. Les seules difficultés de communication consistaient à parler à la fois en français et en allemand. Pour moi c'était la première rencontre avec des collègues de suisse romande où l'on ne se disputait pas. L'importation ou l'exportation des problèmes de toxicomanies n'était pas à l'ordre du jour. Il nous est apparu clairement que ce n'était pas seulement l'attractivité de la scène de la drogue qui poussait nos collègues à venir à Zurich mais bien le désir de collaborer concrètement avec le team du Letten.

Comme par exemple :
- pratique de l' échange de seringues.
- procurer des premiers soins et participer à des réanimations sur la place.

Ces tâches pourraient faciliter le contact avec la clientèle pour nos collègues. Bien que nous ne soyons pas au clair sur la proportion de toxicomanes francophones fréquentant le Letten, nous avons pu constater que tous les jours il était possible d'utiliser nos maigres connaissances de français pour communiquer avec des toxicomanes romands. Nous avons donc ensemble décidé de tenter l'expérience d'une collaboration.
Le premier bilan qu'ils font de leur travail au Letten donne une idée concrète de la situation et j'y souscris.

Chris Eastus, pour les responsables du "K & A - Letten" Zürich.

Coupure de Presse, Le Matin, 1993

Presse - Letten - 1993

Depuis quelques mois, le Letten est fermé.

Les informations nous venant de Doris Frei (Services sociaux de la Ville de Zurich) mettent plusieurs éléments en valeur. Tout d’abord, il est évident que le “Kreis 5” de Zurich où se trouve le Letten a retrouvé son calme. La population est contente, les visages plus ouverts et c’est tant mieux. Les toxicomanes s’habillent mieux pour être plus discrets et avoir ainsi moins d’ennuis, plus personne ne se shoote en public, le “trafic” qui s’est déplacé sur la Langstrasse et autour de l’Helvetiaplatz pose moins de problèmes que la scène ouverte. Tout ce qui va mieux est donc clair, visible, et pourrait nous faire oublier d’autres aspects. On ne peut passer sous silence que depuis la fermeture de la scène, il n’y a pas un toxicomane de moins en Suisse.

Les Centres d’accueil du milieu de la ville qui n’accueillent que des zurichois affichent complet. Mais par contre pour certaines Communes de la campagne zurichoise ou des cantons limitrophes qui avaient ouvert des lieux d’accueil en prévision de la fermeture de la scène ouverte ceux-ci voient ces lieux rester désespérément vides et se demandent où sont les toxicomanes qu’on leur avait “promis”. Depuis la fermeture de la scène, beaucoup de personnes toxicomanes venant de l'extérieur ont disparu.

C’est bien là le drame, si la fermeture du Letten a permis des choses positives, l’attitude répressive qui prévaut depuis a remis en place de façon évidente les réflexes de discrétion excessive, de secret, de camouflage, beaucoup de monde étant rentré dans “son trou”.
Les toxicomanes se cachent, ils ne font pas plus appel qu’avant aux services qui existent pour eux. L’anonymat étant certainement le meilleur statut dans ce climat. Tout ce monde caché va-t-il ressortir à un moment donné ? Difficile à dire... Il y a moins de violence visible à Zurich, mais, y a -t - il moins de violence tout court dans le monde des toxicomanes?

Pour ce qui est du Jura, nous pouvons constater qu’une partie des personnes toxicomanes qui vivaient autour du Letten font encore des visites éclairs sur Zurich.
Ils vont aussi dans les grandes villes plus proches de chez nous pour trouver des produits et s’y prostituer. Pour eux aussi la discrétion et l’anonymat sont de rigueur. Si donc la fermeture du Letten, sur le plan très local, a permis des améliorations pour beaucoup de monde, nous devons savoir que rien n’est résolu dans le travail de prise en charge et d’accompagnement des personnes toxicomanes. L’attitude répressive qui a repris du “poil de la bête” entraîne avec elle les démons de l’exclusion et de l’oubli. Sans souhaiter du tout une nouvelle scène de la drogue en Suisse, il est important de porter notre réflexion sur des projets d’interventions qui permettront de rejoindre et d’intégrer mieux dans la société les milliers d’anonymes de la toxicomanie cachée dans notre pays.

Les enjeux du travail de rue

Actuellement à Zurich, un service de 5 travailleurs de rue pour la Ville est en fonction. Les autorités politiques viennent de donner leur accord pour 5 autres postes de travail dans ce service. Les toxicomanes de la ville sont dans une situation que l’on peut qualifier “d’assez privilégiée”. Ils sont connus et reconnus, des Centres d’accueil et des lieux d’injection leur sont ouverts, beaucoup ont trouvé un poste de petit dealer pour remplacer les étrangers expulsés et finalement la répression ne les touche pas beaucoup sauf s’il leur venait à l’idée de recréer une scène ouverte. Pour la banlieue, pour la campagne et tous les autres toxicomanes qui venaient d’ailleurs, l’attitude répressive joue beaucoup plus son rôle de “Traque” pour pallier à la peur d’une nouvelle scène.

Dans la situation de la ville de Zurich, les conditions d’un travail de rue consistant à rencontrer les gens, à être à leur écoute, à créer une relation de confiance avec eux sont certainement beaucoup plus aisées et cohérentes que dans la situation des régions périphériques. La désertification des lieux d’accueil mis en place dans ces zones en est bien la preuve. Une même société ne peut pas avoir deux discours contradictoires face aux personnes toxicomanes et à leur problématique. Elle ne peut pas dire : nous nous méfions de toi, tu es un délinquant à surveiller et un troubleur de l’ordre public potentiel et en même temps lui dire à travers un lieu d’accueil, viens, nous voulons t’écouter, t’accompagner et nous te respectons.

Il ne s’agit donc pas de créer une dynamique de travail de rue pour pallier aux carences d’une politique ambiguë et contradictoire. Il s’agit de se munir et de développer un outil de rencontre et d’échange à seuil très bas qui permette de développer ou de remettre en valeur des relations de confiance avec des personnes en difficulté recluses et démunies.
Pour que cela soit possible, nous devons tendre à plus de cohérence face aux problèmes que pose la toxicomanie.

Notre expérience du travail de rue a pris fin avec la fermeture du Letten

Mais il apparaît important qu’une réflexion se fasse pour qu’un tel travail se réalise là où sont aujourd’hui les lieux où vivent et se rencontrent les personnes toxicomanes ceci au-delà des frontières cantonales.
Des travailleurs de rue mobiles dans leur intervention et proches des institutions d’accueil pourraient être un outil d’aide et une réponse à un climat d’exclusion et de rejet.
En tant que spectateur et parfois même acteur (30 journées sur la scène), je puis vous affirmer que le Letten, c’est terminé ! Les rails pour les travellings ont été retirés et le petit insert “à suivre” paru le 15 février s’est déjà estompé. Peu de personnes s’intéressent encore au cours de ce fleuve pas très tranquille.

Le film ne sortira point.

Les mille et un scénaristes qui ont essayé de décrire et de modifier cette histoire n’y sont pas encore parvenus. La version finale ne sortira pas. Des centaines de rushs avec des policiers rambos à la poursuite de gansters-dealers et de gansters-consommateurs ont été filmés mais peut-être parce que trop criants de vérité, le grand réalisateur n’a pas cessé de remettre “larmes” sur le métier.
Les intrigues, les alliances et les guerres des clans, kosovards, libanais, zaïrois alimentaient toutes les discussions : “un meurtre par semaine, ça suffit”, “un état dans l’état”...L’armée était prête à intervenir. Puis difficilement, après une grève des dealers, nous apprenions que des balles meurtrières avaient été tirées par des fusils de l’armée que tout bon citoyen suisse possède chez lui.
La foule des figurants se trouva fort dépourvue quand l’hiver fut venu, l’argent, la santé tout foutait le camp et ce satané film n’en finissait pas de recommencer. Quelques scènes chocs avaient déjà été filmées; celle du photographe, grand reporter de Paris-Match qui nous mitraillait alors que nous tentions de réanimer un figurant las d’être là, ou là d’être las.
Mi-février, la période des vacances blanches, tous les gens bien intentionnés sont partis à la recherche de la poudre dans nos stations. A Zurich ne restaient plus que quelques figurants, des policiers, des journalistes et un serrurier qui s’ennuyait de n’être point parti. Il profita de la présence de tout ce monde, posa une grille, puis deux, puis trois et se sentant suivi par la presse, continua et ferma complètement le Letten. Malheureusement, la dernière soudure, il la fit de l’intérieur. Si vous passez vers ce fleuve, redevenu tranquille, allez regarder du côté de la passerelle. Avec un peu de chance, en cherchant bien, vous le trouverez; il vous racontera l’histoire de cette gare, aujourd’hui dépourvue de rails et des gens qui l’ont fréquentée.

Toutes les caméras ont cessé de se focaliser sur cette scène. Le film n’a toujours pas son épilogue. Les figurants sont toujours aussi nombreux, ailleurs, ils ne jouent simplement plus leur rôle en public.

Texte du Bulletin d'info de la LJT - Bilan du Letten - 1995 - Publication René Zaslawsky - Editeur responsable Fernand Poupon, LJT.

En savoir plus sur le Tableau Historique

La LJT est créée en 1986

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Histoire en quelques dates…

1986 - Création de la LJT (Ligue jurassienne contre les Toxicomanies

1994 - Création du Bulletin d'infos de la LJT

2004 - Création du premier site internet de trans-AT, service ambulatoire de la LJT

2012 - Création du nouveau site internet de trans-AT, ambulatoire de la fondation-dépendances